Protection fonctionnelle controversée à Saint-Aignan : Anticor saisit le parquet
Lâassociation Anticor a signalĂ© au procureur de Blois une possible irrĂ©gularitĂ© dans lâattribution de la protection fonctionnelle au maire de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), mis en examen pour viol, agression sexuelle et harcĂšlement. Cette protection, votĂ©e par le conseil municipal en mars 2023, permet Ă lâĂ©lu de faire prendre en charge ses frais dâavocat par la commune. Or, selon Anticor, les faits en cause relĂšveraient dâune faute personnelle dĂ©tachable de ses fonctions, ce qui pourrait constituer un dĂ©tournement de fonds publics. La prĂ©fecture nâavait pourtant Ă©mis aucune rĂ©serve Ă lâĂ©poque (en savoir plus).Â
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Un arbitrage à 22 milliards : sept prévenus renvoyés en justice pour tentative de corruption contre TotalEnergies
Dans une affaire tentaculaire lancĂ©e en 2011, sept personnes, dont un ancien prĂ©sident du tribunal de commerce de Paris, seront jugĂ©es pour tentative dâescroquerie et corruption Ă lâencontre de TotalEnergies. Le groupe pĂ©trolier français avait Ă©tĂ© visĂ© par une procĂ©dure dâarbitrage frauduleuse montĂ©e par des acteurs russes, rĂ©clamant 22 milliards de dollars au titre dâun contrat jamais entrĂ© en vigueur.
Le parquet de Nanterre soupçonne notamment lâhomme dâaffaires AndrĂ© Guelfi (dĂ©cĂ©dĂ© en 2016) dâavoir orchestrĂ© lâaffaire, avec la complicitĂ© de plusieurs avocats et personnalitĂ©s judiciaires. Ils sont accusĂ©s de corruption active et passive dâarbitres internationaux et de personnes investies dâune mission de service public.
Le procĂšs devrait se tenir au second semestre 2025 (en savoir plus).Â
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Soupçon de corruption en NationalâŻ3 : la FFF ouvre une enquĂȘteÂ
La FĂ©dĂ©ration française de football (FFF) a lancĂ© une enquĂȘte Ă la suite dâune prĂ©somption de tentative de corruption lors dâun match crucial de NationalâŻ3 entre Chartres et le FC OuestâTourangeau (FCOT), basĂ© Ă BallanâMire. Le club chartresien a saisi la justice, suspectant que certains joueurs auraient Ă©tĂ© tentĂ©s ou approchĂ©s pour influencer le rĂ©sultat.
Ce signalement intervient dans le cadre dâinvestigations ouvertes depuis lafin de saison (en savoir plus).Â
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Crise Ă la FĂ©dĂ©ration des particuliers employeurs : trois enquĂȘtes pour corruption et abus de confiance
La FĂ©dĂ©ration des particuliers employeurs de France (Fepem), quatriĂšme organisation patronale du pays, fait lâobjet de trois enquĂȘtes prĂ©liminaires pour corruption, abus de confiance et recel. En toile de fond : un affrontement judiciaire entre lâancienne et la nouvelle gouvernance.
Les plaintes initiales, dĂ©posĂ©es Ă lâĂ©tĂ© 2024, visent Marie BĂ©atrice Levaux, ancienne prĂ©sidente, ainsi que son fils, dont la sociĂ©tĂ© de lobbying a Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e par la Fepem. La nouvelle direction accuse Ă©galement lâex-DG exĂ©cutif de primes injustifiĂ©es et de favoritisme. Ce dernier contre-attaque avec une plainte en dĂ©nonciation calomnieuse (en savoir plus).Â
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Menton : le maire renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds et corruption
Le 17 octobre 2025, Yves Juhel, maire de Menton, et son ancien adjoint aux finances, Mathieu Messina, comparaĂźtront devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ils sont poursuivis pour des faits lourds : dĂ©tournement de fonds publics, blanchiment en bande organisĂ©e, corruption, trafic dâinfluence et irrĂ©gularitĂ©s dans les comptes de campagne.
La justice soupçonne le maire dâavoir permis Ă son adjoint, alors dirigeant de la sociĂ©tĂ© publique locale des ports, dâutiliser librement des fonds publics, en Ă©change de son silence et dâun soutien implicite (en savoir plus).Â
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Chantage Ă la sextape Ă SaintâĂtienne : le maire renvoyĂ© en correctionnelle pour chantage et dĂ©tournement de fonds
La justice a dĂ©cidĂ© renvoyer GaĂ«lâŻPerdriau, maire de SaintâĂtienne (exâLR), devant le tribunal correctionnel pour plusieurs chefs graves : chantage, soustraction et dĂ©tournement de fonds publics, avec un procĂšs prĂ©vu du 22 au 26 septembre 2025 (en savoir plus).
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JO 2024 : deux dirigeants du comitĂ© dâorganisation entendus pour dĂ©tournement de fonds publics
Deux dirigeants du comitĂ© dâorganisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 (COJOP), ont Ă©tĂ© auditionnĂ©s en mai 2025 par les enquĂȘteurs de lâOCLCIFF, dans le cadre dâune enquĂȘte ouverte par le Parquet national financier. Les faits portent sur des soupçons de dĂ©tournement de fonds publics, prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts, favoritisme et recel dans lâattribution de plusieurs marchĂ©s publics.
Les deux hommes Ă©taient auparavant prestataires pour les JO, puis ont Ă©tĂ© nommĂ©s Ă des postes-clĂ©s au sein du comitĂ©. Le comitĂ© dâĂ©thique du COJOP avait validĂ© leur recrutement sous rĂ©serve de prĂ©cautions face aux risques de conflits dâintĂ©rĂȘts, notamment avec les sociĂ©tĂ©s Keneo et RNK, cofondĂ©es par les intĂ©ressĂ©s. Dâautres structures liĂ©es Ă la prĂ©paration des JO, comme la Solideo, ont Ă©galement Ă©tĂ© perquisitionnĂ©es (en savoir plus).Â
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Affaire des HLM de Bobigny : 9 nouvelles mises en examen dans un vaste dossier de corruption
La justice poursuit son enquĂȘte sur un vaste systĂšme de dĂ©tournement de fonds publics au sein de lâOffice public de lâhabitat (OPH) de Bobigny, concernant la pĂ©riode 2014â2020. Neuf nouvelles personnes ont Ă©tĂ© mises en examen, dont des proches de lâex-prĂ©sident de lâoffice Jonathan Berrebi. Celui-ci, dĂ©jĂ mis en cause, voit son entourage familial et amical Ă©galement impliquĂ©.
Les chefs d'inculpation incluent corruption, blanchiment, favoritisme, escroquerie en bande organisĂ©e et dĂ©tournement de fonds publics. Selon la municipalitĂ©, le prĂ©judice sâĂ©lĂšve Ă 18 millions dâeuros, impactant les locataires par une hausse des loyers et une ponction de 3,5 millions dâeuros dans les finances locales.
Un immeuble bradĂ© Ă la veille des Ă©lections a rĂ©cemment Ă©tĂ© restituĂ© Ă lâoffice HLM, mais les investigations se poursuivent sur cette affaire aux ramifications multiples (en savoir plus).Â
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Rachida Dati soupçonnĂ©e dâavoir perçu 300 000 ⏠dâhonoraires non dĂ©clarĂ©s de GDF Suez lorsquâelle Ă©tait eurodĂ©putĂ©e
Une enquĂȘte diffusĂ©e dans ComplĂ©ment dâenquĂȘte rĂ©vĂšle que Rachida Dati aurait perçu 299 000 euros dâhonoraires de GDF Suez en 2010 et 2011, Ă lâĂ©poque oĂč elle Ă©tait Ă la fois avocate et eurodĂ©putĂ©e. Ces versements, selon des documents comptables dâun cabinet aujourdâhui liquidĂ©, font lâobjet dâinterrogations sur de possibles conflits dâintĂ©rĂȘts avec ses prises de position politiques favorables au secteur gazier.
LâintĂ©ressĂ©e rĂ©fute catĂ©goriquement tout lien contractuel avec GDF Suez et nie tout conflit dâintĂ©rĂȘts. Cette affaire sâajoute Ă celle pour laquelle elle est dĂ©jĂ mise en examen, dans le cadre du dossier Carlos Ghosn, pour corruption passive et trafic dâinfluence (en savoir plus).
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Mooslargue â Le maire visĂ© par une plainte pour prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts
Le 28 mai 2025, lâassociation AC! â Anti-Corruption a dĂ©posĂ© une plainte contre X pour prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘt auprĂšs du parquet de Mulhouse. Elle vise Pascal Sommerhalter, maire de Mooslargue (moins de 500 habitants), Ă©galement notaire, pour lâachat en 2024 dâune parcelle boisĂ©e de 24 ares, situĂ©e Ă cĂŽtĂ© dâun terrain communal. LâĂ©lu aurait acquis cette parcelle sans notifier prĂ©alablement le conseil municipal, privant ainsi la commune de lâĂ©ventuel exercice de son droit de prĂ©emption (en savoir plus).Â
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Roissy â Corruption de bagagistes dans un trafic international de cocaĂŻne
Le 3 juin 2025, un vaste trafic de cocaĂŻne entre la France et le BrĂ©sil a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© Ă lâaĂ©roport Roissy-Charles-de-Gaulle. LâenquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© des complicitĂ©s internes au sein dâune sociĂ©tĂ© aĂ©roportuaire, impliquant bagagistes et cadres intermĂ©diaires. Lâaffaire fait suite Ă la dĂ©couverte de 50 kg de cocaĂŻne fin 2024 dans des cartons interceptĂ©s par la Section de recherches des transports aĂ©riens (SRTA).
Sept personnes ont Ă©tĂ© mises en examen dans le cadre dâune information judiciaire ouverte pour trafic de stupĂ©fiants en bande organisĂ©e, blanchiment et association de malfaiteurs. Deux ont Ă©tĂ© placĂ©es en dĂ©tention provisoire. L'enquĂȘte a permis de remonter jusqu'Ă des cadres, ce qui reste rare dans ce type de dossiers.
LâopĂ©ration a conduit Ă la saisie de prĂšs de 500 000 ⏠en avoirs criminels, dont des liquiditĂ©s, des vĂ©hicules, des articles de luxe, une maison, et une arme Ă feu (en savoir plus).Â
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Yonne â Soupçons de prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts et de marchĂ©s publics irrĂ©guliers au SDEY
Jean-NoĂ«l Loury, prĂ©sident du Syndicat dĂ©partemental dâĂ©nergies de lâYonne (SDEY), a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă vue le 13 mai 2025. Il est soupçonnĂ© de prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts (embauche de sa fille en 2015 Ă un niveau de rĂ©munĂ©ration exceptionnel), et de passation illĂ©gale de marchĂ©s publics entre 2015 et 2020.
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Les faits ont Ă©tĂ© signalĂ©s en 2022 Ă la suite dâun rapport accablant de la Chambre rĂ©gionale des comptes, dĂ©nonçant :
- Des manquements aux rĂšgles de mise en concurrence (marchĂ©s de communication et travaux Ă plus de 300 000 âŹ) ;
- Des dépenses sans vote préalable, comme deux voyages à Porto et Las Vegas ;
- Une subvention de 19 200 âŹ/an Ă un club de football (AJA), alors que le syndicat ne dispose dâaucune compĂ©tence sportive ;
- Des frais de rĂ©ception atteignant 220 000 ⏠sur 6 ans.Â
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LâenquĂȘte, toujours en cours, ne fait pour lâinstant lâobjet dâaucune suite pĂ©nale, selon le parquet dâAuxerre, mais plusieurs cadres du SDEY ont Ă©tĂ© entendus (en savoir plus).Â
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Roquefort-des-CorbiĂšres â Soupçons de favoritisme dans lâexploitation dâune carriĂšre communale
Ă Roquefort-des-CorbiĂšres (Aude), lâassociation Anticor a dĂ©posĂ© une plainte pour favoritisme en lien avec la gestion dâune carriĂšre communale exploitĂ©e depuis 2008.
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Les faits reprochés concernent :
- Des loyers impayés et redevances non réévaluées pendant plusieurs années ;
- Des liens familiaux entre des élus locaux et les exploitants de la carriÚre ;
- Une absence de transparence et de contrĂŽle dans la gestion du bien public.Â
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Anticor évoque des anomalies persistantes et affirme que les faits « sont susceptibles de caractériser un délit » (en savoir plus).
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Affaire McKinsey â Sherpa se constitue partie civile dans lâinformation judiciaire
LâONG Sherpa sâest constituĂ©e partie civile dans lâinformation judiciaire ouverte contre McKinsey pour trafic dâinfluence, dĂ©tournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme. Cette procĂ©dure fait suite aux enquĂȘtes lancĂ©es en 2022 par le Parquet national financier sur les conditions dâintervention des cabinets de conseil dans les campagnes prĂ©sidentielles de 2017 et 2022, et sur lâobtention de marchĂ©s publics.Â
Entre 2018 et 2021, McKinsey aurait perçu entre 28 et 50 millions dâeuros pour une quarantaine de missions confiĂ©es par lâĂtat, portant sur des politiques publiques majeures. Certaines prestations sont jugĂ©es surfacturĂ©es ou fictives, comme une Ă©tude Ă 500 000 euros pour un colloque jamais rĂ©alisĂ©. Des prestations pro bono au profit dâEmmanuel Macron, non dĂ©clarĂ©es dans ses comptes de campagne, soulĂšvent la question de contreparties illĂ©gales.Â
Sherpa dĂ©nonce une influence excessive des cabinets privĂ©s sur les dĂ©cisions publiques, un risque de capture de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, et appelle Ă un encadrement lĂ©gislatif renforcĂ© du recours aux cabinets de conseil (en savoir plus).
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Marseille : le bailleur social 13 Habitat Ă©pinglĂ© par lâANCOLSÂ
Un rapport de lâAgence nationale de contrĂŽle du logement social(Ancols) met en cause 13 Habitat, premier bailleur social de Marseille, pour des pratiques de favoritisme, de copinage et de conflits dâintĂ©rĂȘts. La prĂ©sidente de lâorganisme, Nora Preziosi, a Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e de ses fonctions aprĂšs avoir reconnu avoir attribuĂ© Ă sa mĂšre un logement T4 en bord de mer, rĂ©novĂ© pour plus de 40 000 euros.
Dâautres bĂ©nĂ©ficiaires parmi les proches des dirigeants sont mentionnĂ©s : la fille dâun directeur, des membres de familles de cadres, la compagne dâun responsable recrutĂ©e comme « conseillĂšre facteur humain » Ă 5 500 euros par mois, ou encore le fils dâun administrateur ayant dĂ©crochĂ© un contrat de marketing digital. Un marchĂ© de rĂ©novation de prĂšs de 12 millions dâeuros aurait aussi Ă©tĂ© attribuĂ© Ă une entreprise jugĂ©e sous-dimensionnĂ©e.
Le rapport pointe enfin une hausse inexpliquĂ©e des dĂ©penses de personnel de 5 millions dâeuros entre 2019 et 2023, malgrĂ© une baisse des effectifs. Un signalement a Ă©tĂ© effectuĂ© au procureur de la RĂ©publique (en savoir plus).Â
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Notre-Dame-de-Bondeville : la maire visĂ©e par une enquĂȘte pour atteinte Ă la probitĂ© et harcĂšlement
Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par le parquet de Rouen Ă lâencontre de Myriam Mulot, maire de Notre-Dame-de-Bondeville, Ă la suite dâun signalement dâAnticor. Lâassociation anticorruption accuse lâĂ©dile dâavoir utilisĂ© des fonds municipaux pour financer des Ă©vĂ©nements organisĂ©s au collĂšge Alain de Maromme, oĂč elle exerçait comme intendante.
D'autres accusations s'ajoutent : des agents de la mairie et de la cuisine centrale ont dĂ©posĂ© plainte pour harcĂšlement. Une ancienne Ă©lue Ă©voque Ă©galement des cas de favoritisme et lâinstallation de camĂ©ras dirigĂ©es vers son domicile.
Le 5 juin 2025, les locaux de la mairie ont Ă©tĂ© perquisitionnĂ©s (en savoir plus).Â
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Audenge : la maire visée par un signalement pour favoritisme et détournement de fonds publics
Lâassociation Audenge Citoyenne a saisi le procureur de la RĂ©publique de Bordeaux pour des faits prĂ©sumĂ©s de favoritisme et de dĂ©tournement de fonds publics impliquant la maire Nathalie Le Yondre. En cause, une relation exclusive entre la commune et une agence de conseil en dĂ©veloppement territorial depuis 2008, sans procĂ©dure formelle identifiĂ©e jusquâen 2011.
Le signalement pointe des appels dâoffres remportĂ©s systĂ©matiquement par cette agence, malgrĂ© des changements rĂ©pĂ©tĂ©s de structure juridique et de numĂ©ro de Siret. En 2018, le dirigeant de lâagence aurait mĂȘme créé une nouvelle sociĂ©tĂ© travaillant Ă la fois pour la mairie et pour le syndicat de la dune du Pilat, Ă©galement prĂ©sidĂ© par la maire (en savoir plus).Â
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Nicolas Sarkozy exclu de la Légion d'honneur aprÚs sa condamnation pour corruption
Lâancien prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy a Ă©tĂ© officiellement exclu de la LĂ©gion dâhonneur, selon un arrĂȘtĂ© publiĂ© au Journal officiel le 15 juin 2025. Cette dĂ©cision fait suite Ă la condamnation dĂ©finitive de lâex-chef de lâĂtat Ă un an de prison ferme pour corruption dans lâaffaire des Ă©coutes, prononcĂ©e en mars 2021 et confirmĂ©e par la Cour de cassation en dĂ©cembre 2023.
Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy avait Ă©tĂ© reconnu coupable dâavoir tentĂ© dâobtenir des informations confidentielles auprĂšs dâun magistrat de la Cour de cassation, avec lâaide de son avocat Thierry Herzog. Tous deux, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de lâordre national du MĂ©rite.
Sarkozy devient ainsi le deuxiĂšme prĂ©sident français privĂ© de la LĂ©gion dâhonneur aprĂšs Philippe PĂ©tain, dĂ©chu en 1945 pour haute trahison. Lâavocat de lâancien prĂ©sident, Me Patrice Spinosi, a prĂ©cisĂ© que cette dĂ©cision pourrait ĂȘtre remise en cause si la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme conclut Ă une violation de ses droits fondamentaux (en savoir plus).
Quelques jours aprĂšs cette officielle, deux autres personnalitĂ©s ont Ă©tĂ© Ă leur tour dâĂȘtre radiĂ©es des ordres nationaux.
Le Journal officiel du 15 juin 2025 entĂ©rine la dĂ©chĂ©ance dâAlain GardĂšre, ancien prĂ©fet condamnĂ© Ă deux ans de prison (dont un ferme) pour corruption et trafic dâinfluence. Il perd ainsi ses distinctions de chevalier de la LĂ©gion dâhonneur et dâofficier de lâordre national du MĂ©rite.
Dans le mĂȘme arrĂȘtĂ©, Franck Julien, ancien PDG du groupe Atalian, est Ă©galement radiĂ© de lâordre du MĂ©rite. Sa condamnation Ă quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour abus de biens sociaux et blanchiment aggravĂ©, justifie cette mesure (en savoir plus).
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Un ancien préfet corrompu privé définitivement de ses décorations
CondamnĂ© pour corruption et trafic dâinfluence à deux ans de prison, dont un ferme en octobre 2024 Ă Paris, lâancien prĂ©fet Alain GardĂšre, 68 ans, se voit privĂ© dĂ©finitivement de ses deux dĂ©corations. IL ne pourra donc plus porters sa croix de chevalier de la LĂ©gion dâhonneur et celle dâofficier de lâordre national du MĂ©rite (ONM)(en savoir plus).
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Patrimoine sous-estimĂ© ? Ăric Lombard dĂ©ment les accusations du Canard EnchaĂźnĂ©
Le ministre de lâĂconomie Ăric Lombard est accusĂ© dâavoir sous-Ă©valuĂ© son patrimoine, notamment une maison dans le Morbihan et un appartement Ă Paris, selon un article du Canard EnchaĂźnĂ© Ă paraĂźtre. Le journal Ă©voque un Ă©cart manifeste entre les montants dĂ©clarĂ©s et les estimations du marchĂ©.
Dans un communiquĂ©, Bercy rĂ©plique que M. Lombard ne dĂ©tient que 50 % de ces biens, et en usufruit seulement pour la maison bretonne. Il assure sâĂȘtre conformĂ© aux rĂšgles de calcul de la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Lâhebdomadaire sâinterroge Ă©galement sur une sociĂ©tĂ© dâinvestissement dirigĂ©e par lâĂ©pouse du ministre, qui gĂ©nĂ©rerait dâimportants dividendes sans clients apparents. Le ministĂšre explique que cette structure dĂ©tient des participations via un groupement Ă©conomique et que ses dirigeants nâinterviennent pas dans leur gestion.
Le ministre conteste toute dissimulation et dĂ©plore que les rĂ©ponses fournies nâaient pas Ă©tĂ© intĂ©gralement reprises (en savoir plus).Â
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Signalement contre le maire de HyĂšres : Anticor soupçonne prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts et favoritismeÂ
Lâassociation Anticor a dĂ©posĂ© un signalement au parquet de Toulon visant Jean-Pierre Giran, maire de HyĂšres et prĂ©sident de la mĂ©tropole toulonnaise. Elle lâaccuse de prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts et de favoritisme dans le cadre de lâattribution du lot de plage du "Petit Bain" en dĂ©cembre 2022.Â
Les soupçons sâappuient sur des retranscriptions dâĂ©coutes tĂ©lĂ©phoniques de 2016, issues dâune prĂ©cĂ©dente affaire classĂ©e sans suite, mais qui font dĂ©sormais Ă©cho au renouvellement rĂ©cent de la concession. Anticor Ă©voque une relation « atypique » entre le maire et la responsable de lâentreprise attributaire, et remet en question lâimpartialitĂ© de la procĂ©dure.Â
Lâassociation, qui dit avoir consultĂ© les documents du marchĂ©, affirme ne pas pouvoir conclure avec certitude Ă cause du caviardage des piĂšces, mais exprime de « sĂ©rieux doutes » sur la qualitĂ© de la candidature retenue. Elle attend dĂ©sormais la dĂ©cision du parquet sur lâouverture dâune enquĂȘte (en savoir plus).
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Martigues : lâaffaire Semivim bientĂŽt close
Lâinstruction de lâaffaire Semivim touche Ă sa fin. Depuis 2021, cette enquĂȘte explore des faits graves au sein du bailleur social de Martigues : favoritisme, corruption, dĂ©tournement de fonds publics et trafic de drogue.
Deux adjoints au maire, lâancienne prĂ©sidente et la directrice de patrimoine de la Semivim sont mis en examen. Trois entreprises ont dĂ©jĂ reconnu leur culpabilitĂ© via une CJIP et versĂ© 1,7 million dâeuros dâamendes. Le maire, Gaby Charroux, nie toute implication. Le dossier devrait ĂȘtre prochainement transmis au tribunal (en savoir plus).Â
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Toulouse : Jean-Luc Moudenc visé par une plainte pour détournement de fonds publics
L'association Anticor a portĂ© plainte contre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, pour dĂ©tournement de fonds publics. Elle lâaccuse dâavoir mobilisĂ© des agents municipaux Ă des fins Ă©lectorales entre 2019 et 2020.
Le maire dĂ©nonce une manĆuvre politique et attaque en diffamation le dĂ©putĂ© François Piquemal, qui a relayĂ© les accusations. La justice doit dĂ©sormais dĂ©cider si une enquĂȘte sera ouverte (en savoir plus et en savoir plus).Â
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CompiÚgne : un ancien adjoint poursuivi pour usage abusif de son téléphone professionnel
Oumar Ba, ex-adjoint au maire de CompiĂšgne, comparaĂźtra le 25 novembre pour dĂ©tournement de biens publics. En cause : prĂšs de 12 000 euros de factures tĂ©lĂ©phoniques, en grande partie liĂ©es Ă lâutilisation de sa ligne municipale Ă lâĂ©tranger, notamment durant la campagne lĂ©gislative de 2022. Selon Anticor, ces frais sont sans lien avec ses fonctions locales. Un plan de remboursement est en cours via des prĂ©lĂšvements sur son ancienne indemnitĂ© dâĂ©lu (en savoir plus).
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Orange : Yann Bompard et la dĂ©putĂ©e Marie-France Lorho jugĂ©s en dĂ©cembreÂ
Le maire dâOrange, Yann Bompard, et la dĂ©putĂ©e RN Marie-France Lorho comparaĂźtront Ă Marseille du 17 au 19 dĂ©cembre pour dĂ©tournement de fonds publics. Il leur est reprochĂ© un emploi fictif : Bompard aurait Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ© comme collaborateur parlementaire entre 2021 et 2023 sans rĂ©elle activitĂ©. Le prĂ©judice estimĂ© sâĂ©lĂšve Ă plus de 74âŻ000 euros. Lorho est aussi soupçonnĂ©e de subornation de tĂ©moin (en savoir plus).Â
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CĂ©dric O visĂ© par des soupçons de conflit dâintĂ©rĂȘts autour de Mistral AI
Ancien secrĂ©taire dâĂtat au numĂ©rique, CĂ©dric O est accusĂ© par certains acteurs culturels de sâĂȘtre placĂ© en situation de conflit dâintĂ©rĂȘts en devenant actionnaire et conseiller de la start-up Mistral AI peu aprĂšs avoir quittĂ© le gouvernement. LâĂ©mission Cash Investigation sâinterroge sur son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ©, valorisĂ© Ă plusieurs millions dâeuros. De son cĂŽtĂ©, la HATVP nâa pas identifiĂ© de manquement. CĂ©dric O a portĂ© plainte pour diffamation contre Bertrand Burgalat, qui lâavait publiquement accusĂ© de prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts (en savoir plus).
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